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publié le samedi 09 mai 2015

24 Heures Motonautiques de Rouen 2015

Bonjour à toutes et tous,

Ca y est, c'est finit… le drapeau à damiers s'est baissé sur un autre bateau qu'un des nôtres…

De grands moments de plaisir, mais aussi de grands moments de doute, de désarroi, mais jamais de renoncement. Nous avons commencé par exploser au sens propre du terme le carter moteur du Cl3 (une bielle est passée au travers) pendant les essais. Il était 20h30… Forts de cette volonté qui nous anime, nous avons reconstruit un autre moteur. Celui-ci a démarré à 07h00 le lendemain matin…

Nous avons donc commencé les 24 heures de Rouen par une nuit blanche. Le Cl3 a tourné ensuite sans trop d'encombres jusqu'au soir, le seul réel souci étant la venue intempestive d'une info calculateur nous indiquant une présence d'eau dans l'essence… présence contrôlée, mais jamais vérifiée… hormis lors de la casse du bloc aux essais. A l'issue de la première partie de la course, nous pouvions raisonnablement penser que les soucis étaient derrière nous… mais c'était sans compter sans le chat noir qui se complait à nos cotés… Nous avons commencé par casser une hélice, avant de fondre un piston. Mais qu'à cela ne tienne, les mécanos ayant récupéré de leur nuit blanche, changent le piston… pour finalement, une fois n'est pas coutume, jeter l'éponge un gros bruit de palier ayant fait son apparition…

Et le Cl1… et bien hormis quelques soucis de jeunesse, des relais type voiture qui se désolidarisent de leur support, un câble d'accélérateur qui se décroche, la première partie de la course s'est très bien passée. Nos jeunes pilotes se sont fait la main, sur un plan d'eau assez calme, mais qui ne pardonnait rien. De nombreux flips et tonneaux ont eu lieu… mais pas chez nous. Ils ont aussi découvert le pilotage de nuit, ce moment magique des 24 heures de Rouen.

Le circuit étant peu éclairé, le pilotage se fait au jugé, en interprétant les ombres, en estimant les creux par l'intensité des reflets sur l'eau… et tout cela à 190km/h pour les Cl3 et 110km/h pour les Cl1…

La fin de la première partie fut contrariée par une panne de batterie, en fait une panne d'alternateur, un fil de celui-ci ayant été usé au point d'être sectionné par le volant moteur. A la reprise à 10 heures le lendemain, tous les espoirs étaient permis quant à la bonne performance de ce bateau. De surcroit, son originalité (venant de son moteur, classé en expérimental) a attiré de nombreux journalistes qui voulait en savoir plus sur celui-ci, mais aussi sur le team, puisque nous étions la seule équipe à ne pas engager de moteur Mercury…

Pour finir ,un roulement de vilebrequin a eu raison du moteur ; à 30 mn de la fin de la course… 3 heures plutôt nous aurions réparé… mais la, impossible. Nous avons heureusement eu le temps de voir tout le potentiel de ce moteur. Il ne nous reste plus qu'à gommer les défauts de jeunesse et aller trouver des km/h dans les préparations d'hélices et l'équilibrage de la coque.

Merci à nos partenaires et à l'année prochaine pour une nouvelle aventure !

Jm