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publié le lundi 09 mai 2016

24 Heures Motonautiques de Rouen 2016

Les 24 heures de Rouen 2016 sont maintenant derrière nous. Cette édition aura été une fois de plus, difficile à monter, tant sur le plan technique que sur le plan budgétaire. Pour autant, nous nous sommes engagés, dans des conditions nous permettant raisonnablement de concourir.

Cette année est peut être le début d’une nouvelle aventure pour l’épreuve. Jusqu’à présent, à quelques exceptions près, les engagés étaient essentiellement français. Depuis deux ans, de nouveaux compétiteurs font leur apparition, issus des championnats du monde de vitesse F1 et F2. La Russie était donc présente avec 2 bateaux ainsi que les émirats arabes unis. Des slovaques, des italiens, des portugais étaient aussi présents dans des équipages français… Il semblerait que le championnat du monde qui se déroule sur 3 manches, une française et deux polonaises, pourrait comporter une quatrième manche en 2017 aux émirats… affaire à suivre…

Pour notre participation, les essais semblaient prometteurs… nos bateaux étant équipés de GPS, nous avons pu quantifier notre progression par rapport à l’an passé : +15 km/h en vitesse de pointe pour le n°15. Pour le petit, nouvelle coque, nouveau moteur, c’était la découverte… Bateau très vif, très équilibré, manquant juste d’un peu de vitesse de pointe…

Tout s’annonçait plutôt bien… mais c’était sans compter sur notre chat noir… pour le n°15 des débuts plus que prometteurs puisque notre depart à une place du holeshot, nous a valu une belle photo dans un journal régional

Et puis au fil des tours les ennuis sont survenus avec au programme, des embases cassées, la clavette du volant moteur cassée, le fond du bateau delaminé… nous avons surmonté tous ces ennuis malgré les difficultés (les résines époxy ont besoins de conditions particulières pour polymériser et à 10 heures du soir, avec un temps pluvieux et moins de 10°C, c’était pas gagné) mais la dernière embase, en fait la troisième, a eu raison de notre acharnement : Abandon à 15 minutes de la fin de la course.

Concernant le n°67, des jeunes et des moins jeunes pilotes, tous animés par la même passion… et la même envie d’aller vite et loin. 1er relais, enfournement, bateau ramené en remorque. Apres vérification du moteur retour à l’eau pour en ressortir une dizaine d’heures plus tard. Une épave à traversé le bateau de part en part… on voit à travers… Pour bien faire l’équipe chargée du grutage, et du remorquage était visiblement en rodage, car le bateau a du faire huit tours en remorque, coulé, devant la grue, dont un sous un ponton pour être enfin gruté, vidé et ramené au stand.

La remise en etat a été longue, tant sur le plan mécanique (moteur plein d’eau) que sur le plan de la coque (reconstruction d’une partie arrière). Grace à la persévérance, le professionnalisme (bien que nous ne soyons que des amateurs) le 67 a put terminer la course. bon dernier, mais à l’arrivée… ce qui ne fut pas le cas de tous les bateaux….

Une aventure sportive gâchée par des résultats, plus qu’en demi teinte, mais une aventure humaine pareille à aucune autre…

Cette année, 7 heures après l’arrivée, malgré la fatigue, nous étions encore tous ensembles, à évoquer les galères, les difficultés, à réfléchir à comment s’améliorer l’an prochain, comment rendre plus rapides les interventions avec les materiaux composites… à trinquer bien sur… humainement une grande année…

Merci à vous tous de nous soutenir au fil des ans, malgré nos résultats pas toujours à la hauteur de nos, de vos attentes…

A très bientôt pour les courses du championnat de France…

Jm