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publié le jeudi 17 mai 2018

24 Heures de Rouen 2018

Bonjour à toutes et tous !

Enfin un peu de réussite. Si longtemps que nous n’étions pas montés sur le podium… Cette deuxième place a un gout de victoire, d’autant que cela avait très mal commencé… je vous raconte tout…

Lors des pré-jaugeages , courant mars, le bateau avait été déclaré conforme sous réserve de quelques modifications. Distance entre le casque du pilote et le haut de la cellule insuffisante pour l’utilisation du system Hans (retenue de la tête en cas de choc) plus diverses bricoles.

Celles-ci effectuées, nous étions sereins pour le jaugeage définitif du 29 avril et… bateau déclaré non conforme pour le championnat du monde UIM et donc non autorisé à prendre le départ… Après maintes discussions, et quelques heures d’attente angoissantes, le verdict tombe, autorisé à courir, mais non classé… Consternation. Nous avons alors pris la décision de supprimer le siège pilote, adapter un siège de karting bricolé (pas d’assise), modifier la position de conduite en reculant la pédale d’accélérateur… le tout dans la nuit du 29 au 30 avril…

Le 30 au matin, nous avons représenté le bateau au contrôleur UIM et la suite vous la devinez

Ceci était l’entrée en matière pour le S3…

Concernant les conditions météo le 30 avril… 2°C, beaucoup de vent, des creux de presqu’un mètre à un endroit particulier du circuit et de la neige… oui de la neige… Le préfet ainsi que les autorités fluviales et maritimes (le dernier pont de Rouen est la limite entre le domaine maritime et le fluvial) ne donnent pas leur aval pour la tenue de la course… le départ sera finalement donné à 17h00 nous privant ainsi de 7 heures de course.

Je ne vais pas vous raconter la course du S3 puisque le résultat parle de lui-même. Les pilotes ont fait preuve de régularité et de sagesse ; les seuls incidents ont été des enfournements, inévitables au vu des conditions de navigation…

Parlons un peu de S2. Celui-ci avait fait un flip lors de la dernière course 2017 à Caen. Réparé pendant l’hiver, la mise à l’eau pour des essais fut impossible. Plusieurs facteurs : budget rentré tardivement, commande de pièces Mercury mal passée par le concessionnaire avec une livraison tardive également. Bref, nous aurions dû être prêts pour les essais de début avril. Il n’en fut rien !! Les essais ont donc eu lieu le dimanche 29 avril !! Comme lors de tout essai, des Pb se sont fait jour. Résolus avec le concours de techniciens Mercury. En effet ; contrairement à Evinrude, le logiciel d’exploitation du moteur n’est pas disponible ; seul un concessionnaire de la marque en dispose. Le programme d’essais que nous nous étions fixé a donc pris un peu de plomb dans l’aile. Bref à 17 heures le 30, le bateau était à l’eau pour le départ, mais sans avoir réellement tourné pendant les essais. Les trois premiers relais se sont bien déroulés et… les ennuis ont commencé : embase révisée par Mercury racing qui prend l’eau, compresseur dont les vis se desserrent et qui ruine toutes ses fixations en créant beaucoup de limaille d’alu. Cela a son importance pour la suite. Le 1er mai au matin, après avoir refait les filetages du bloc, changé le compresseur, nettoyé tout le compartiment moteur, le bateau repart et effectue plusieurs relais dans de bonnes conditions. On manque un peu de vitesse par rapport à nos concurrents mais cela tourne.

Le manque de vitesse… oui, par manque de moyen, nous courrons avec un moteur génération 1 qui malgré son peu d’heures de fonctionnement, rend 40CV et 1000tr/mn à ceux de nos concurrents qui ont des générations 2… Cela change un peu la donne…

Malgré tout, on est sur l’eau et les pilotes, sur ces derniers relais se font plaisir… jusqu’à un nouvel incident. Le bateau est en remorque et tout de suite nous pensons au compresseur… et bien non ou alors indirectement. Lors du problème de compresseur de la veille, beaucoup de limaille d’alu avait été trouvée et enlevée de la bassine moteur. Mais nous avions du en avaler un peu… car cette dernière panne se solde par une bielle passée à travers le bloc… Fin d’exercice pour le n°15.

Et maintenant, quelle suite à donner à ce résultat en S3… le Championnat du monde se court sur 3 courses, les 24 heures de Rouen et deux courses de 6 heures à Augustów en Pologne… Un nouveau défi pour le CMN : essayer de trouver un budget pour essayer, 15 an après notre premier titre, aller tenter de récupérer le Graal en Pologne.

A bientôt pour la suite du programme : le Cl1 en championnat de France de vitesse et d’endurance et des baptêmes Cl3 à Vichy.

Jm